Max Eisen est né à Moldava, en Tchécoslovaquie. Quand il avait dix ans, la Hongrie a occupé la Slovaquie et, finalement, en 1944, sa famille a été déportée à Auschwitz-Birkenau où la plupart ont été immédiatement assassinés dans les chambres à gaz. Max, son père et son oncle ont été sélectionnés pour le travail forcé, mais deux mois plus tard, ils ont été choisis pour des expériences médicales et n’ont jamais été revus. En janvier 1945, Max a quitté Auschwitz lors de la marche de la mort, passant par les camps de Mauthausen, Melk et Ebensee en Autriche avant d’être libéré par le 761 e bataillon de chars américain Black Panther le 6 mai 1945. Après la libération, il est finalement retourné en Tchécoslovaquie où il a passé trois ans dans un orphelinat. Max est arrivé à Québec à bord du S.S. Samaria en octobre 1949, en route vers Toronto où il a vécu le reste de sa vie. En 2016, Max Eisen a publié ses mémoires intitulées « Au seul hasard du destin » aux éditions Harper Collins. Ces mémoires ont remporté le concours Canada Reads – One Book that Moves You et ont été finalistes du prix RBC Taylor 2016 dans la catégorie non-fiction. Max a reçu des doctorats honorifiques de Trent University (2018), de University of Western Ontario (2019), de University of Saskatchewan (2020) et de The Law Society of Ontario (2020). En 2021, Max a été nommé membre de Ordre du Canada.
Terme allemand signifiant « attention ». Les survivants racontent souvent la terreur ressentie lorsqu’un garde prononçait ce mot. Il signalait qu’ils étaient pris pour cible et que des abus ou des actes de violence pouvaient s’ensuivre.
Hostilité envers les Juifs ou discrimination à leur égard. Ce phénomène historique existe depuis plus de deux mille ans, l’Holocauste en étant l’expression la plus extrême. (Source : Musée de l'Holocauste de Montréal ) Pour en savoir plus sur la définition de l’antisémitisme et sur la façon d’en reconnaître les différentes formes, vous pouvez consulter le site Web de l’Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (International Holocaust Remembrance Alliance, IHRA), qui présente une définition de travail de l’antisémitisme adoptée par les gouvernements fédéral et provinciaux au Canada. Lien : https://holocaustremembrance.com/resources/working-definition-antisemitism
Comptage des prisonniers dans les camps de concentration. Les prisonniers étaient contraints de rester debout à l’extérieur, par tous les temps, souvent sans vêtements adéquats, parfois pendant plusieurs heures. Les appels étaient ordonnés par le commandant du camp afin de recenser les prisonniers et, dans certains cas, de les forcer à assister à des punitions particulières ou à la mort d’autres détenus. (Source : Holocaust Museum Houston)
Expression allemande signifiant « Le travail rend libre », affichée au-dessus du portail du camp d’Auschwitz. Cette phrase figurait également à l’entrée de certains autres camps. Elle visait à tromper les prisonniers sur la véritable fonction du camp et à leur donner un faux sentiment de calme. (Source : Holocaust Museum Houston)
Terme utilisé par les nazis pour désigner certaines caractéristiques physiques associées à l’Europe du Nord, comme les cheveux blonds et les yeux bleus, qu’ils considéraient comme racialement « supérieures ». (Source : Holocaust Museum Houston)
Camps dans lesquels les nazis ont emprisonné des Juifs, situés en Allemagne et dans l’Europe occupée par les nazis. Il existait trois types de camps : de transit, de travail et d’extermination. De nombreux prisonniers sont morts quelques mois seulement après leur arrivée, en raison de la violence ou de la faim. (Source : Holocaust Museum Houston)
Agents de police armés. Dans le cas de Max, il s’agissait de collaborateurs hongrois du régime nazi.
Langue ancienne. C’est aussi la langue utilisée dans les pratiques religieuses juives, les prières et les textes sacrés, comme la Torah.
Persécution et assassinat systématiques, organisés par l’État, de six millions de Juifs d’Europe par le régime nazi, ses alliés et ses collaborateurs. (Source : United States Holocaust Memorial Museum)
Nom donné par les prisonniers aux bâtiments d’entreposage dans lesquels ils travaillaient. Ces bâtiments contenaient les vêtements et autres biens des Juifs qui venaient d’arriver dans les camps d’extermination et qui étaient généralement gazés peu de temps après. Une grande partie des objets les plus précieux était « volée » par les gardes ou envoyée vers les ghettos encore existants afin d’y être « réparée » dans les ateliers. (Source : Holocaust Museum Houston)
Prisonnier du camp placé à un poste d’autorité afin de superviser le travail des autres détenus. De nombreux kapos sont associés à des souvenirs négatifs en raison des abus qu’ils ont commis. (Source : Holocaust Museum Houston)
Évacuations forcées de prisonniers des camps de concentration sur de longues distances, sous surveillance armée et dans des conditions extrêmement dures. On croit que cette expression a été utilisée pour la première fois par les prisonniers eux-mêmes. (Source : United States Holocaust Memorial Museum)
Bassin d’eau naturelle, souvent alimenté par de l’eau de pluie, utilisé pour des rituels de purification à différentes étapes de la vie. L’immersion dans l’eau vise à atteindre la pureté rituelle et à purifier l’âme.
Nom donné aux membres du NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti national-socialiste des travailleurs allemands), qui adhéraient à l’idéologie de la suprématie aryenne. (Source : Holocaust Museum Houston)
Personne qui pratique la forme traditionnelle du judaïsme, en respectant strictement la loi juive et les traditions religieuses telles qu’interprétées par les autorités rabbiniques.
Peut aussi s’écrire peyos, payot ou payes. Terme désignant les mèches ou boucles portées sur les côtés de la tête par certains hommes et garçons de la communauté juive orthodoxe.
Fête juive d’une durée de huit jours qui commémore la libération des Israélites de l’esclavage en Égypte.
Érudit ou enseignant juif qui étudie et transmet la loi juive.
Mot allemand signifiant « dehors » ou « sortez ». Les survivants se souviennent avoir entendu ce mot fréquemment, notamment à leur arrivée en train dans les camps de concentration.
Repas rituel et cérémonial célébré lors des deux premières soirées de la Pâque juive.
Terme utilisé par les nazis pour désigner le tri des déportés ou des prisonniers en deux groupes : ceux qui étaient envoyés au travail forcé et ceux qui étaient destinés à être mis à mort. (Source : Yad Vashem).
Le mot hébreu pour Holocauste. (Source : Holocaust Museum Houston)
Abréviation de Schutzstaffel. Unité d’élite du régime nazi, organisée à l’origine pour servir de garde personnelle à Hitler et chargée notamment de l’administration des camps de concentration. (Source : Holocaust Museum Houston)
Lieu de rassemblement et de prière de la communauté juive, où se tiennent les offices religieux et l’étude.
Les cinq premiers livres de la Bible hébraïque. (Source : Holocaust Museum Houston)